Maison de confrérie

Un après midi raté

(ou comment j’ai visité la maison des Palantiri)

par Tirelire.

Bonjour !

Je suis Tirelire. Pour ceux qui ne me connaisse pas encore, je suis une cambrioleuse de grande renommée. Ma réputation au delà du Brandevin n’est plus à faire, et les serruriers s’échinent à inventer une serrure que je ne puisse ouvrir. Au moins cela fait-il marcher le commerce ! Mais passons….

J’étais alors à Bree, où le travail ne manque pas pour une hobbite débrouillarde. C’est ainsi que je fus amenée à visiter la maison des Palantiri, une visite de plus comme on dit dans le métier. Elle ne payait pas de mine, cette grande maison du quartier Grassetrait, située 1 route Haute.

L’animal de garde de la maison : Nanu la tortue.

Il ne faut pas s’y fier, elle essaye de mordre …

Austère, comme toutes les habitations de cette région : pierre, enduit, bois et ardoises… J’oserais même dire qu’elle avait l’air… Mal entretenue ! Tout bon cambrioleur sait bien qu’il ne faut pas s’arrêter sur une impression extérieure. Ça c’est parce que chez nous, en Comté, les maisons sont à demi construites dans la colline. De l’extérieur elles peuvent paraître petites, mais qui sait combien de pièces elles ont réellement. Alors je suis entrée.

Une seule serrure et vraiment le minimum. Elle était de cette sorte que l’on appelle une fourche. Les gens de métier sauront de quoi je parle, mais c’est un jeu d’enfant que de les ouvrir. C’est vraiment une honte d’utiliser pareille serrure, il n’y a plus aucun plaisir. Dans la Comté, les honnête gens font un peu d’effort tout de même. Le métier en est beaucoup plus passionnant.

J’entrebâille la porte et je me glisse à l’intérieur, sans aucun bruit. Quand soudain, un grand loup menaçant se dresse devant moi! Ni une ni deux, je lui jette du sable dans les yeux. Je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. A deux doigts de me sauver en courant, je finis par trouver bizarre que la bestiole ne fasse pas de bruit. Alors j’ai fait face.

Un grand loup menaçant se dresse devant moi! …

Il s’avéra que la bête était empaillée. J’ai appris plus tard que ces grands loups étaient des ouargues. Mais il n’y a pas de tels animaux en Comté, ça non ! Avec prudence, je contourne la grosse bête et j’entre dans la salle principale. Et là ce fut le festival. D’où que je pose mon regard, je trouvait une chose, un objet étrange : un champignon fongique, une tête de tortue, des curieuses tentacules dans un tonneau.

Tout ces objets semblaient ramenés de loin, et leurs panneaux explicatifs vantaient les exploits des propriétaires. Les Palantiri n’étaient donc pas n’importe qui, et mieux valait pour moi ne pas trop m’y frotter. En passant dans la pièce du fond, je retrouvais quelque chose que je connaissais bien : un tonnelet de la ligue des tavernes! Les Palantiri savaient aussi s’amuser et ça c’était une bonne nouvelle.

Les coffres des pièces du bas ne recelaient rien de bien intéressant. Il faut que je sois précise ils étaient plein jusqu’à ras bord, mais de pot, de sac, et d’objets trouvant chacun une utilité dans une activité manuelle. Donc aucun intérêt pour moi, mais ou était les bijoux? Les objets de valeur et surtout, les pièces d’or! Je décidais donc de poursuivre ma visite à l’étage.

Je décidais donc de poursuivre ma visite à l’étage …

Après avoir vu les pièces d’en bas, l’escalier semblait irréel. J’entrais dans un autre monde, un monde qui sentait la violette, un monde qui avait la couleur des violettes et enfin un monde qui me rappelait Violette, ma chère maman. La pièce du haut était tout ce que l’on attendait d’une bonne maison, un bon feu dans la cheminée, de quoi s’assoir confortablement et de quoi s’occuper l’esprit. Il y avait une sacrée collection de livres, assez anciens, à ce que j’ai pu en voir avant d’être dérangée. Je n’avais aucun moyen de m’échapper, alors je prit le parti de m’installer au coin de feu et d’attendre le propriétaire des lieux.

La pièce du haut était tout ce que l’on attendait d’une bonne maison …

J’entendais des murmures, visiblement des murmures de mécontentement, provenant de l’escalier. Un grand homme parut sur le seuil, et se dirigea vers la bibliothèque. J’entendis quelques mots, pendant qu’il farfouillait dans les livres: « Non, ce n’est pas celui là. Mais on est donc ce livre… rhaaa… qui est venu farfouiller dans la bibliothèque! (C’était moi !) Ah le voilà ! Si j’attrape le traine guenille qui a remué les coffres d’en bas… (C’était moi aussi!)  ». Il ne m’avait pas encore jeté un coup d’œil. Ni même vue je pense. Alors qu’il était sur le seuil, « Vous viendrez bien prendre le thé, Melle… »

« Tirelire, pour vous desservir »

« Ah très bien, si vous n’avez pas encore tourneboulé le garde manger, nous avons de très bon gâteaux. »

C’était Talyn, un maître de savoir et l’un des membres les plus importants des Palantiri.

Ce que l’histoire ne dit pas c’est que depuis je ne suis pas repartie. Et le comble, c’est que je suis devenue la trésorière des Palantiri!